« Personaé : l’éducation du scribe » critiqué par Jupsy chez les indéchainés

Suite à une rencontre pour le moins humide avec E.R. Link, (pas comme vous le pensez petits cannailloux) je suis allé visité, comme elle me l’avait conseillé, le site des « Indéchainés ».  je ne m’attendais pas à affronter une telle volée de bois vert. La, devant mes yeux ébahis, je découvrais une critique de mon roman pour le moins assassine signée Jupsy. 

Jupsy, je la connais déjà pour l’avoir déjà rencontré autour d’une autre critique qui était mal passée auprès d’une auteure dont je tairais le nom. J’avais à l’époque trouvé cette critique dure mais juste, mais évidement je m’attendais pas à être à mon tour mis sur le grill.  J’avais déclaré à l’époque que même la critique la plus virulente est toujours intéressante pour un auteur et… Je n’ai pas changé d’avis.

Je vous invite à découvrir cette critique en cliquant ici.

Néanmoins, je me suis rendu compte que la méthode de Jupsy, basé sur une lecture des extraits sur le site d’Amazon pouvait se révéler problématique pour la qualité de son travail. Même si j’accepte parfaitement qu’elle n’ait pas aimé mon roman et prend note de certains de ses commentaires, je doit quand même répondre sur certains points qui me semblent injustes :

Bonjour et merci pour cette critique sans concession. C’est justement le type de critique qui peut faire avancer les auteurs dans leur démarche d’écriture. Malheureusement cette critique faite, je le devine, à partir de l’option « feuilleter » n’est pas vraiment juste et ceci sur plusieurs points.

Personaé est bel et bien une histoire de Science-fiction qui se cache derrière une Fantasy (ou c’est peut-être bien l’inverse). Il est évident que le début de la narration semble médiéval bien que plusieurs indices peuvent vous mener vers d’autres explications plus tortueuses. Savoir qualifier précisément cette histoire est l’un des plaisirs qui doit mener le lecteur à la fin du roman. Il serait idiot de dévoiler ce mystère dès le début du livre, ce serait comme dévoiler la fin d’un Agatha Christie au premier chapitre.

Les personnages féminins de mon roman sont très loin d’être des potiches aux qualités esthétiques honteusement mises en avant. En vérité Marilian est une fille plutôt grosse et pas très accessible, ce qui ne l’empêche pas de posséder une certaine beauté (je ne vois pas pourquoi elle serait réservée aux filles filiformes). Il est évident que vue par les yeux de Devalin, qui en est éperdument amoureux, elle ne peut qu’être décrite que comme le summum de la féminité malgré mes précaution sémantiques qui parlent de rondeurs et de courbes.

Alors oui, le seigneur qui emploie l’alchimiste Marilian pour extraire de la drogue des fleurs du coin (des pavotes, ça vous dit quelque chose ?) aimerait bien user de son droit de cuissage avec Marilian. Cela n’a rien à voir avec la beauté de Marillian, mais plutôt avec le côté « exclusif » de cet homme qui ne sait que s’imposer par la force. Là encore le caractère de Valdur est expliqué un peu plus loin dans l’histoire.

Sophyan, c’est au contraire une fille très athlétique presque maigre portant comme tous les guerriers quelques estafilades signalant que c’est un chevalier. Alors, oui, ce qui met en valeur son charme sont des yeux immenses et des lèvres charnues mais elle est bien loin de la « faible femme » décrite dans cette critique. En fait Sophyan c’est un bon vieux chevalier médiéval qui guerroie, décapite à tour de bras et trousse tout ce qui lui plait du sexe opposé dans les buissons entre deux chopes de bière. Il aurait été trop facile et pas très amusant de confier ce rôle à un homme, alors je l’ai confié  à une femme.

La fameuse soirée où elle a mis sur les rotules 6 chevaliers, elle était loin d’être une pauvre victime. Il venait de lui arriver un de ces événements qui marque une vie (que l’on découvre un peu plus tard dans l’histoire) et elle avait besoin de trouver un dérivatif à sa colère. Etant l’une des égales hiérarchiquement de tous les hommes qui l’entouraient, elle pouvait tout aussi bien arrêter le jeu et aller se coucher pour ruminer sa peine, elle en a décidé autrement. Personnellement je n’aurais pas voulu partager sa couche ce soir-là car… 3 des 6 chevaliers n’ont pas pu se lever pour se présenter à l’appel le lendemain (lisez entre les lignes). Lorsque sa déesse lui demande pourquoi elle a fait ça, elle répond que c’est une question d’honneur. Il est évident qu’elle n’allait pas répondre à son dieu qu’elle avait besoin de passer ses nerfs sur tous les chevaliers suffisamment stupides pour lui servir de punching ball. Bien loin de la femme soumise non ?

Me dire que je ne respecte pas mes personnages féminin me fait très mal car au contraire j’ai pris bien soin de les traiter avec justesse et équité. Sur les 6 personnages principaux de mon histoire 3 sont des femmes (ou presque pour la déesse dont la nature reste sujet à interprétation). Certains de mes béta-lecteurs (sans jeu de mot) ont bloqués justement sur ce point en m’accusant d’aller trop loin dans la psychologie de ces personnages. Cela ne correspondrait pas à leurs yeux aux habitudes du genre.

Alors oui, je trouve que toutes les femmes ont leur beauté (chacune dans leur genre) et je préfère parler de « charpente robuste » pour parler d’une solide paysanne plutôt que de dire qu’elle possède un charme très masculin. C’est justement parce que j’aime les femmes dans toutes leurs dimensions, intelligence, émotion, psychologie… et pas seulement par leur esthétisme que je m’attache à les dépeindre avec justesse.

Enfin, tu as mis le doigt avec justesse sur la présentation en quatrième de couverture qui est effectivement une catastrophe. Je le sais, mais avec une histoire qui sort du cadre du simple « voyage du héros » ou l’on ne suit qu’un seul personnage de bout en bout, je n’ais jamais réussi à faire une présentation qui puisse rendre hommage à l’ovni littéraire qu’est Personaé. La, pour le coup, je ne ferais pas la même erreur avec mon prochain roman.

Rendez-vous dans 2 ans !

2 réponses sur “« Personaé : l’éducation du scribe » critiqué par Jupsy chez les indéchainés”

  1. Je n’ai pas lu la critique d’origine, mais ta réponse me donne encore plus le gout de lire ton livre. Il ne semble pas cadrer dans aucun genre précis et c’est justement ce qui me branche dernièrement. C’est risqué pour un auteur de revenir sur une mauvaise critique, mais toi tu t’en sors avec brio!

    1. Merci pour ton commentaire Marie, qui me fait chaud au cœur.

      Si tu as décidé de lire Personaé, je te souhaite une bonne lecture.

      N’oublie pas de me faire tes commentaires, c’est important pour un auteur débutant comme moi pour affiner ma plume.

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