Il était une fois un Pulp… Aux débuts de la science fiction ?

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez que pour travailler mon écriture (et être au niveau pour finir Personaé) je me suis mis à écrire un petit spin-off de « Jésus contre Hitler » de Neil Jomunsi. Mon objectif est de produire une nouvelle d’une qualité suffisante pour donner l’envie à Neil de l’éditer chez Walrus. 

La ligne éditoriale de Walrus est centrée sur (je cite) « Des pulps (au format novella, 100.000 à 200.000 signes) transgressifs et régressifs, décalés, complètement barrés, impossible à classer ». Même si je ne suis habituellement pas très amateur de ce type d’histoires, il me faut avouer que j’ai passé un moment très réjouissant lors de ma lecture de « Jésus Contre Hitler ». C’est même l’état d’esprit dans lequel a été rédigée cette série de nouvelles qui as fait sauter un blocage mental concernant mes propres écrits qui me permet d’être aujourd’hui ici avec vous. Bref,…

Ce n’est pas parce-que j’écrit un « Pulp », un style littéraire considéré par beaucoup comme très mineur, que je ne met pas à collecter comme à mon habitude un bon nombre d’informations pour donner du fond à mon histoire.

D’ailleurs, entre parenthèses, un certain nombre des choses les plus incroyables qui seront intégrées à ma nouvelle sont absolument véridiques voire même bibliques (mais je vous en reparlerais un peu plus tard).

Dans le cadre de ce travail, je me met à chercher des infos sur la culture américaine en 1947 et je tombe sur le nom d’un roman que j’ai déjà eu l’occasion de lire une ou deux fois il y a bien longtemps : « La machine suprême » de John W Campbell. Après une recherche dans ma bibliothèque personnelle je me rend compte que je possède toujours ce livre dans une édition de poche française de 1961 (voir photo).

Si vous avez regardé la page Wikipedia qui parle de ce livre, vous allez vous dire que cette oeuvre de science-fiction est assurément une des oeuvre majeure du genre. Si vous êtes féru de l’histoire de la SF de l’âge d’or, cette bonne impression sera confirmée par le fait que « John W Campbell » a découvert et publié dans Astounding Stories  et Analog les auteurs qui sont la « crême de la crême » du genre comme Isaac Asimov, Frank Herbert, Robert A. Heinlein, d’A. E. van Vogt, L. Sprague de Camp,…en j’en oublie (certains , comme  L. Ron. Hubbard,  devraient même, être oublié d’office).

« Isaac Asimov » dit de lui dans son autobiographie qu’il a constituée « la principale force que la science-fiction ait jamais connue et que, pendant les dix premières années de sa fonction de rédacteur en chef, il a dominé complètement le domaine. » Et le bon docteur dit vrai, car John W Campbell n’a pas seulement découvert ces auteurs formidables, il s’est permis de corriger leurs copie, de les pousser à modifier profondément leurs histoires ou leur style pour atteindre l’excellence que l’on connaît.

Pourtant,… l’excellence,… Ce n’est pas vraiment le mot qui me vient à l’esprit quand j’essaye de me rappeler de l’histoire de « La machine suprême« . Pour vous en convaincre je copie ici le quatrième de couverture de ce roman de 200 pages :

Un fabuleux space opera de la bonne époque.
Des surhommes dans un formidable conflit, avec des armes incroyables, sur des mondes inconnus. L’histoire du vaisseau de l’espace « Sunbeam » (Rayon de soleil) et de son inventeur, le Jupitérien Aarn Munro. Utilisant l’énergie du Soleil lui-même, Munro et ses compagnons foncent à des vitesses ultraluminiques vers l’univers de l’étoile géante Anrel.
Là, ils entreront en contact avec des êtres d’autres races qui, dans un lointain passé, habitèrent Mu, le continent disparu du Pacifique, sur notre planète !

Ouaip ! la référence à Mu, l’Atlantide du pacifique, devrait vous mettre sur la voie concernant la véritable nature de cet opus. Si j’y ajoute le fait qu’on y rencontre aussi des extraterrestres avec des cornes et des pattes de bouc,… Vous avez trouvé ! Ce chef d’oeuvre de la science-fiction écrit par l’homme qui a totalement tenu ce genre sous son influence pendant 30 ans est bel et bien un PULP !

Je connaît quelqu’un, qui parfois se désespère de son statut d’auteur (et d’éditeur) de cette littérature populaire, si il passe par ici, il devrait réfléchir au fait que potentiellement il peut devenir le « John W Campbell francophone » de ce qui pourrait s’écrire de mieux dans les années à venir (N’est-ce pas ?).

Sur cette note optimiste, je retourne à la rédaction de « Projet Z : La vengeance des vierges de fer« . J’ai bien envie de devenir le Isaac Asimov ou le Frank Herbert futur.

@suivre…

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