Littérature et cerisiers en fleurs

Non, je ne vais pas vous parler de littérature printanière, même si la saison s’y prête. Dans cet article, je vais tenter de faire comprendre à Elen Brig Koridwen (qui est une amie que j’adore) et à tous ceux qui pensent qu’il faut faire une distinction entre les catégories de littérature (entre celle qu’on doit lire et celle qu’il faut éviter), qu’ils se trompent, et ceci pour plusieurs raisons.

Avant de développer mes idées, je vais rapidement vous résumer l’objet de la divergence d’opinions qui nous sépare Elen et moi. Si avec Elen nous sommes tous les deux convaincus qu’il est indispensable de travailler la qualité de la production littéraire des indépendants (et bien entendu la celle de l’édition classique actuellement en chute libre), nous ne sommes pas d’accord sur la nature de ce qu’il faut éviter de faire pour entrer dans le cadre d’un écrit « qualitatif ».

En effet, pour Elen (et je suis souvent d’accord avec elle) les auteurs indépendants (c’est ceux qui nous intéressent tous les deux) singent beaucoup trop souvent les erreurs de l’édition classique qui nivelle leur audience par le bas en suivant des objectifs de volume de vente. La ou les auteurs indépendants pourraient justement proposer une littérature moins commerciale et plus expérimentale,  ils essayent de ménager la fameuse dichotomie du lecteur (qui recherche la nouveauté, mais la trouve trop risquée à acheter) en adoptant des trames narratives ou des genres bien connus. C’est vrai que si vous voulez avoir du succès comme indépendant, il vaut mieux arpenter les chemins bien balisés de la romance, du « feel good », du polar, du thriller ou des succès de librairie (histoires de vampires, loup-garou, zombies…) de la littérature jeunesse ou érotique. Continuer la lecture de « Littérature et cerisiers en fleurs »

Les Rencontres Numériques de Bragelonne & Milady 2017 : Debriefing

Je suis allé aux Rencontres Numériques de Bragelonne le 30 septembre dernier. Autant le dire tout de suite : je n’ai pas aimé. Ma déception est à la hauteur de mes attentes concernant cet événement et elles étaient grandes. Bragelonne n’est pas forcément le fautif dans cette histoire… Quoique…

Pourquoi, je suis allé à ces rencontres :

Je suis un gros lecteur numérique : j’ai chez moi un énorme problème de place et des bibliothèques impressionnantes déjà pleines à craquer. Pour solutionner ce problème, il faudrait que je change de maison et j’ai bien peur que mes modestes revenus ne me permettent pas de financer ce changement. Pour répondre à ma boulimie de lecture, la seule solution est de me convertir au numérique. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui mes achats sont majoritairement des ebooks n’achetant du papier que pour les romans qui ne sont pas disponibles pour ma liseuse.

Dans ce cadre Bragelonne est l’une de mes maisons d’édition préférée. Mis à part le fait qu’ils sont les premiers défenseurs (et diffuseurs) de l’imaginaire en France, ils se sont mis très rapidement au numérique et n’hésitent pas à en faire la promotion ouvertement par exemple avec la #GosseOp. Bref dans mon esprit Bragelonne et le numérique « ça matche ». Continuer la lecture de « Les Rencontres Numériques de Bragelonne & Milady 2017 : Debriefing »

Comment réussir un « premier rendez-vous » ?

J’aime comprendre les choses. Même si la compréhension met parfois plusieurs années à se faufiler au pas d’un escargot à reculons dans les méandres de ma cognition.

Ma foutue logique me pousse à trouver des explications à tout. Vous allez me dire que cette sale habitude cartésienne est totalement dépassée depuis l’avènement de la physique quantique ou la théorisation des “cygnes noirs” et vous avez raison. Mais l’homme qui est en moi réclame toujours sa ration de causalité. Comme tout le monde, cela me rassure d’arpenter des chemin connus et cartographiables. Bref…

Ma “comprenette” du jour je la dois à Bernard Werber qui a posté sur Facebook un très long post dévoilant son histoire personnelle que je vous invite à lire tellement il est intéressant sur de nombreux sujets : https://www.facebook.com/Bernard.Werber.officiel/posts/1465072360196344

Il définit comment il en est arrivé à écrire et comment cet exercice est pour lui une forme de thérapie. Je ne doute pas des qualités salvatrices d’exercer une passion et Bernard nous en fournit un exemple frappant (ses qualités d’auteur ne sont pas étrangères à l’impact que ce texte peut avoir). On y apprend entre autre que Bernard Werber souffre d’une maladie dégénérative dont l’issue est très handicapante et qu’il aime mes deux auteurs de prédilection, Frank Herbert et Isaac Asimov. Continuer la lecture de « Comment réussir un « premier rendez-vous » ? »

Qu’est ce qu’un éditeur ? Méfiez-vous des imitations !

Aujourd’hui n’importe qui s’intitule « Maison d’Edition » alors qu’ils ne fait rien, absolument rien, du travail d’un éditeur.

Un éditeur c’est quelqu’un qui vous propose un contrat selon lequel vous lui cédez l’exploitation commerciale de vos écrits contre un arrangement financier. Son objectif est d’acquérir la matière première de son business avant de la valoriser et la vendre. Un éditeur vous propose donc en premier lieu de l’argent.

Un éditeur s’occupe de la valorisation de vos écrits. Pour les débutants, il ne s’occupe pas seulement de corriger quelques fautes de mise en page ou d’orthographe, il vous demande souvent de réécrire une partie de votre roman pour correspondre à leur ligne éditoriale ou à leurs critères de qualité.

Votre éditeur s’occupe de la promotion de votre ouvrage. Ce point est critique car une bonne partie de l’arrangement financier qui vous lie à cet éditeur dépend du nombre d’ouvrages tirés puis vendus. Un éditeur maîtrise les bases du marketing et sait « comment » et « auprès de qui » il peut vendre votre ouvrage. Continuer la lecture de « Qu’est ce qu’un éditeur ? Méfiez-vous des imitations ! »

L’édition numérique. Pourquoi parier sur l’Uber des écrivains ?

Comme pour toutes les activités liées à la culture, l’écriture fait miroiter en guise de motivation un Nirvana à priori inatteignable sauf par une poignée d’élus bénis des dieux. C’est un fait !

Pour une J. K. Rowling et ses 450 millions d’exemplaires, combien d’écrits fantastiques ont été broyés et digérés en seulement quelques centaines de ventes (au mieux). Sachant que mon roman risque de subir ce sort peu enviable, dois-je continuer à l’écrire ? Continuer la lecture de « L’édition numérique. Pourquoi parier sur l’Uber des écrivains ? »

Premier jour

Ce blog est le site d’un futur auteur de roman. J’ai commencé de façon modeste en écrivant ces dernières années diverses nouvelles pour mon plaisir personnel. Des écrits d’une qualité discutable que je n’ai jamais voulu diffuser qu’à quelques amis proches qui ont été assez gentils pour ne pas me dire ce qu’ils en pensaient vraiment.

Je suis féru  de Science-fiction dans ce qu’elle peux proposer de meilleur. Et mes auteurs favoris (comme par exemple Frank Herbert) n’écrivent pas des histoires qui sont à la portée du premier copiste venu. Même « Kevin J Anderson », qui est pourtant un auteur respecté par ses pairs, n’as pu comprendre que le côté « space-opéra » de la saga « Dune » quand il a repris le flambeau en collaboration avec Brian Herbert. Continuer la lecture de « Premier jour »